ROBIN ANTHONY
Mon enfance
Mon enfance est un passage de ma vie que j’aimerai bien oublier…
Fils unique et né en 1990, j’ai été élevé avec beaucoup d’amour, peut-être trop. Mes parents m’ont beaucoup gâté et m’ont donné tous ce qu’ils pouvaient. Dans ma famille, j’étais l’enfant Roi avec beaucoup de droits. Ma mère m’idéalisait, pour elle j’étais le meilleur qui de toute façon avait toujours raison. Pour mon père, c’était différent, lui ne m’exprimait pas ses sentiments mais tant que ma mère était heureuse, lui était ravie.
Mes parents qui avaient eu du mal à m’avoir m’ont transmis une éducation idéale avec beaucoup de respect. J’étais en photo sur tous les murs de la maison.
J’ai tout fait pour ne pas les décevoir mais au fond de moi je ressentais un mal-être immense. Je ne me sentais vraiment pas beau, j’avais des taches de rousseurs comme ma mère, les camarades de classe m’appelait le poisson carrelet, mes cheveux étaient si secs qu’ils s’amusaient à me les tirer pour vérifier si ce n’était pas de la paille. J’ai vraiment souffert de cette humiliation quotidienne et pesante. Ma mère m’habillait de vêtements de premier de la classe. Elle n’avait pas si tord car pour ne pas la décevoir j’étais le premier de la classe.
Bref , je vivais une double vie : à la maison j’étouffais d’amour et à l’école j’étais traité de tous les noms car j’étais le premier à l’école , que j’avais un physique d’ingrat et surtout que ma mère venait me chercher tous les jours à l’école par peur qu’il arrive quelque chose à son petit fils « parfait » .
Chaque week-end, je n’attendais qu’une chose retourné à l’école et quand j’étais à l’école j’étais pressé de rentré à la maison pour me cacher : ma vie étais très paradoxale.
Dans l’année, il n’y avait qu’une semaine que j’adorais du 14 au 24 juillet, c’était la semaine de vacances chez ma grand-mère. C’était la seule personne qui arrivait à me comprendre sans me surestimé.
Par amour en vers mes parents, je ne voulais pas les décevoir donc je préférais souffrir dans le silence.